Archive pour juillet, 2007

Irak et Afghanistan, une différence ?

Je ne suis pas du genre à faire des amalgames ou encore à analyser deux situations différentes sur la base d’un même barême. En fait, peu de choses lient ces deux pays. Sauf l’Islam, et là encore, il est difficile de leur trouver des points communs. En fait ce qu’ils partagent avant tout c’est une situation politique peu enviable composée de trois principaux éléments : un régime militaire anglo-saxon, un gouvernement fantoche et une guerre civile.

Alors que peu de Canadiens adhèrent au bien-fondé de la guerre en Irak, plusieurs de ceux qui reprochent au peuple étasunien d’être tombé dans le piège de la propagande militaire US tombent dans le même piège ici. Beaucoup de Canadiens, et même de Québécois, voient l’occupation de l’Afghanistan comme une bonne oeuvre. Et les raisons sont multiples et toutes aussi ridicules les unes que les autres. Il y a celle de la lutte anti-terroriste brandie par ceux qui croient que notre présence en Afghanistan protège notre freedom de la barbarie, qu’ainsi aucun avion ne percutera la CN Tower ou que nos petites têtes blondes ne seront pas enlevées, violées et froidement égorgés. Il y a également l’argument humanitaire, comme quoi “we’re making a difference”. Ces gens là devraient écouter ce que les délégués de la Revolutionary Association of the Women of Afghanistan, organisation afghane de résistance féministe, ont à dire sur la situation des femmes et de leurs droits depuis le renversement des Talibans. De plus quel peuple peut apprécier l’état de siège, d’être la cible éventuelle d’un dommage collatéral (sic), de voir les siens arrêtés ou exécutés sur la base de soupçons ou simplement de se faire confisquer sa dignité ? J’ai de la difficulté à croire la sincérité de cet altruisme qui consiste à civiliser par le feu et libérer par le fer. Pourquoi l’Afghanistan, vers lequel on ne s’est jamais tourné lorsqu’une sécheresse s’est abattue sur le pays au milieu des années 1990, a tout d’un coup besoin de notre aide ? Pourquoi pas le Swaziland, la Birmanie ou le Kirghizistan, tous trois dans une situation politique et humanitaire des plus alarmantes.

La seule raison que je puisse comprendre est en fait la même que celle justifiant l’invasion de l’Irak. Le pétrole ! Je sais qu’il n’y a pas de pétrole en Afghanistan. Cependant sa situation géographique stratégique permet d’y faire passer un oléoduc qui fera transiter le pétrole azerbaïdjanais à travers toute l’Asie centrale sans avoir à le faire passer par la Russie. Ce n’est sans doute pas un hasard si le président afghan Hamid Karzaï est un ancien cadre de l’entreprise pétrolière Unocal. Et actuellement la présence de nos militaires canadiens visent à prendre le contrôle de zones qui seront traversées par l’oléoduc. Mais oui, je peux comprendre, même si je m’y oppose, que l’on envahisse un pays pour son pétrole, pour lui voler ses ressources naturelles, ça je le conçois très bien. D’ailleurs l’écrasante majorité des guerres modernes sont motivées par ce type d’objectifs, et c’est pourquoi je revendique mon pacifisme et mon aversion pour la guerre. Il est difficile de l’expliquer rationellement, seulement, conformément à mes valeurs et principes, il m’apparaît immoral de tuer des civils, des hommes, des femmes et des enfants pour s’enrichir et asservir. Au moins si les pro-guerre avaient l’honnêteté de reconnaître ce qui motive leurs positions, on pourrait commencer à discuter…

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Complot enturbanné et barbu

Lors de mes nombreuses pérégrinations webistiques, je suis trombé sur un article fort intéressant de Thierry Meyssan à propos d’un documentaire qui circule actuellement. D’abord, pour plusieurs, Thierry Meyssan est synonyme de zéro crédibilité, il serait même le symbole du négationnisme post-11 septembre. Ayant lu L’effroyable imposture, son best-seller mondial dans lequel il développe une thèse selon laquelle aucun avion ne s’était abattu sur le Pentagone, je trouve qu’il pose des questions intéressantes auxquelles n’a jamais répondu l’explication officielle. Dans le climat de panique qui suivit les événements du 11 septembre, Meyssan fut l’un des rares à utiliser sa raison pour analyser la situation. De plus, le chapitre sur le Pentagone n’est que le premier d’une dizaine de chapitres traitant de sujets autres, et toujours solidement référés. La campagne de salissage qui s’abat depuis sur Meyssan, un journaliste enquêteur soucieux et rigoureux déçoit et surprend.

Cette parenthèse faite, revenons-en au documentaire dont nous parlions. Il s’agit de Obsession : Radical Islam’s War Against the West, un documentaire diffusé sur Fox News au cours de l’automne 2006 et que les producteurs tentent de distribuer un peu partout. Suite à la lecture de l’analyse de Meyssan j’ai décidé d’aller me le procurer.

Et je dois reconnaître que mes impressions rejoignent grandement celles de Meyssan, donc je ne répéterais pas en d’autres mots ce qu’il dit déjà et vous réfère à son article.

J’ajouterais toutefois quelquechose. Dans le documentaire, particulièrement dans la partie faisant une analogie entre Islam et nazisme, intervient Sir Martin Gilbert qui, tout en défendant la thèse du choc des civilisations, reproche aux dirigeants occidentaux leur faible intervention pour éliminer la menace islamique qui mènera le monde à sa perte. Il se trouve que, cette année, Sir Martin Gilbert est venu présenter une conférence sur la paix, contre la haine, les crimes et dégoulinante de sentimentalisme niais. Et lorsque, dans un éditorial publié dans La Rotonde, je dénonçais le fait qu’il soutenait les guerres impérialistes et civilisatrices et qu’il niait le droit à l’autodétermination des peuples, on m’a dit que j’avais mal compris la conférence. Sans doute… Mais reste que dans cette conférence, comme dans ce documentaire, on cherche à faire passer des idées nauséabondes à travers amalgames et répétitions.

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Tiens je viens de remarquer que le film est disponible sur Dailymotion, même si plusieurs préféreront une qualité DVD :

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Abbas, l’Israélien…

Qu’est-ce que je lis ce matin ? Le gouvernement israélien, dans un soi-disant geste de bonne foi, libère 250 prisonniers membres du Fatah pour renforcer les troupes collaborationistes de Mahmoud Abbas. Et Israël continue de faire copain-copain avec Abbas, celui là même qui trahit quotidiennement son peuple. Après tout Abbas a exigé que sa formation prenne part au gouvernement, allant contre la volonté du peuple. Et lorsque le Hamas a cédé aux pressions et a négocié, Abbas, en bon autocrate, a torpillé le gouvernement d’union. Dans une telle situation, quoi de plus normal que de voir les Israéliens lui offrir des cadeaux et démontrer leur gratitude. Il fait du beau travail pour eux après tout. C’est plus propre qu’un bombardement et plus efficace. Et en plus ça fait de belles couvertures de journaux, et renforce du coup la désinformation sur le Proche-Orient en faisant passer Olmert et Abbas pour des modérés.

Abbas, même sa cravate est aux couleurs d’Israël.

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Le CH et le français

Ça a commencé après le repêchage et ça se poursuit depuis le début de la période d’autonomie. Une vraie théorie du complot ! Bob Gainey serait même un anti-francophone selon un grand nombre de gérants estrade. Cette farfelue hypothèse est même relayée dans les médias sportifs : RDS, Journal de Montréal, 110%.

C’est quand même pas la faute à Gainey si Daniel Brière (un fan des Sens selon des connaissances communes) préfére jouer en Pennsylvanie que jouer au Québec. Personellement, je veux pas d’un joueur qui agit de la sorte, qui crache sur sa seule chance en carrière de porter un uniforme plus que mythique. En fait, dans la LNH, les joueurs francophones talentueux qui respectent le symbole que représente le CH, autant sur les plans sportif, historique, politique et identitaire, c’est rare. Selon de récentes déclarations, Simon Gagné en ferait partie. Nous verrons bien ce qu’il fera l’an prochain, année du centenaire du CH, alors que Gagné sera agent libre. 

Bien entendu, s’il rejettait une offre du Canadien, il pourra trouver le prétexte de la pression médiatique. Pourtant les journalistes ne font que leur travail. Dans une ville de hockey comme Montréal, un tel climat médiatique est plus que normal. Surprenant qu’un jeune comme Guillaume Latendresse ne s’en soucie aucunement. Un joueur québécois à Montréal qui joue pour le maillot ça vaut n’importe quelle vedette. Regardez Steve Bégin. Ou rappellez-vous du bref passage de Donald Audette, qui est loin d’avoir le talent d’un Lecavalier. Jusqu’à sa blessure, le CH semblait invincible. On n’aurait pas eu ça avec Brière. 

Aucun fan du CH, même chez les non-francophones, ne nie l’importance d’avoir un maximum de joueurs francophones dans l’équipe. Seulement les années soixante c’est fini. Les règles de la LNH empêchent désormais le CH d’avoir le monopole des joueurs québécois. Il serait difficile de revoir des Richard, des Béliveau et des Lafleur défendre aujourd’hui les couleurs du CH. Vincent Lecavalier, Pierre-Marc Bouchard, Patrice Bergeron, Simon Gagné et cie ont tous été repêchés par des formations étasuniennes. Autrefois ils auraient automatiquement gradué avec le CH. Déjà que le Québec ne produit plus les meilleurs hockeyeurs, ses plus grands espoirs évoluent en territoire anglo-saxon.

Il faudra donc s’y faire. Toutefois, plutôt que de chialer pour aller chercher des francophones, il faudrait franciser l’équipe. Pourquoi que Larry Robinson, Ken Dryden et Bob Gainey parlent français ? Maurice Richard s’est battu pour rien ? Oui, Saku Koivu et tous les autres doivent apprendre le français. À chaque signature de nouveau contrat, il devrait y avoir une clause stipulant l’obligation de suivre des cours de français. Ce serait la moindre des choses, que le joueur s’adapte à son environnement. En Europe, dans le soccer, il s’agit d’une obligation pour chaque joueur. Zinedine Zidane, par exemple, parle italien depuis son passage à la Juventus et espagnol depuis son passage au Real Madrid. C’est juste à Montréal qu’on aime nier son identité. Et après ça chiale qu’il manque de francophones. Le CH n’est même pas francophone à la base !

Merci Gillet ! Merci Molson !

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Sousse, la paisible…

L’extrait vidéo suivant est tiré d’un documentaire tunisien VHS Kahloucha qui relate les mésaventures d’un cinéaste amateur assez particulier. L’essentiel de l’action se déroule dans le quartier de Kazmet dans la ville de Sousse. Dans cet extrait, nous découvrons une réalité, peu enviable, commune à plusieurs bourgades tunisiennes…

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Moi aussi je déteste Montréal

Malgré ce que laisse présager le titre, non je ne développe pas une fibre adéquiste.

De plus le verbe détester ici employé se veut quelque peu hyperbolique, puisque j’ai passé une grande partie de mon enfance à Montréal et j’en garde le meilleur des souvenirs.

Mais pourquoi un tel titre ? Un tel titre, parce que ce soir, j’ai décidé de passer outre le dégoût distillé par mes préjugés à l’égard d’une formation musicale qui fait sensation en ce moment. J’ai nommé : of Montreal. Les plus branchés d’entre vous me diront que je suis hors-sujet, car ce groupe, sauf par son nom, n’a aucun lien avec Montréal. Je l’admet volontiers, seulement j’ai rarement vu un groupe porter aussi bien son nom…

Je m’explique. Récemment avec un ami nous discutions d’un ami qui suite à son déménagement à Montréal a délaissé son style hippie pour adopter un style urbain tout aussi superficiel. Bien entendu, changement de style veut dire changement de goûts musicaux. Neil Young n’a plus la cote. Donc cet ami qui est allé découvrir le monde à Montréal a développé une passion pour le jazz et l’électro. Deux styles dont l’approche autant sur le plan créatif que ludique est radicalement antagonique.

of Montreal fait partie d’une vague qui cherche à réunir ces deux styles. Lorsque vous écoutez du of Montreal (ou du St. Germain, Amon Tobin, Kid Koala, etc.), vous pouvez vous la péter en disant que vous aimez le jazz et que vous êtes ouvert à l’expérimentation, alors que vous écoutez de la grosse merde. Mais of Montreal c’est pas juste ça. Ce serait incomplet sinon. Ne négligeons pas d’une part l’aspect indie, car cette musique, même si elle vend des tas de disques et permet des tournées mondiales, doit demeurer l’apanage de quelques uns. Si jamais la basse populace découvrait ce secret… oh malheur ! Et d’autre part, il y a cet aspect pseudo-intello qui s’exprime notamment par des pièces aux titres étranges qui laissent présager une grande culture chez l’auteur-compositeur, mais surtout qu’il sait se servir de Google.

Donc qu’est-ce qu’on a ? De l’indie électro-jazz pseudo-intello. Montréal tout craché ! Notons que cette musique est très appréciée par les Hullois qui rêvent d’aller vivre à Montréal, ainsi que par le staff du Troquet.

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Le dilemme de Bob…

Vlà que Stéphane Laporte annonce la signature de Brière à Montréal avant même midi (heure du début des négociations) : http://www.cyberpresse.ca/article/20070630/CPBLOGUES08/70630104/5032/CPBLOGUES08

Apparemment que le propriétaire d’un resto chic de Montréal le lui aurait confié… très crédible. Bravo M.Laporte ! Vous aurez l’air fin, si Brière finit à Philadelphie ou même ailleurs (on parle que Lombardi à L.A. veut signer et Brière et Drury en package deal).

J’ai pas le réseau de contacts de Stéphane Laporte, mais reste que j’ai un pressentiment. De nombreuses rumeurs amènent ou Brière ou Marleau à Montréal. À mon avis, et je suis convaincu que Bob Gainey partage cet avis, Marleau serait plus intéressant (surtout si ça nous permet de refiler un joueur comme Ryder à San Jose et qui leur donnera des saisons de 40 buts en réalisant une quinzaine de tours du chapeau dans des défaites de 4-3). Donc Bob doit hésiter…

Ou il offre à midi un contrat à Brière, ou il attend (en faisant une croix sur Brière) que San Jose signe Drury et qu’ils échangent alors Marleau pour alléger la masse salariale. C’est très hypothétique faut dire, mais c’est comme ça que je vois ça. Mais bon, je dois avouer que je suis pas trop chaud à l’idée d’avoir Brière pour six ans à 7 millions, pas parce que c’est trop long ou trop cher, mais simplement que Montréal a des besoins plus importants que Brière pour 6 ans.

Mais reste que à date je l’aime bien Gainey, y fait pas de move cons, comme on dit (vive les clichés du hockey) : la meilleure transaction c’est celle qu’on fait pas. 

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