Malgré ce que laisse présager le titre, non je ne développe pas une fibre adéquiste.
De plus le verbe détester ici employé se veut quelque peu hyperbolique, puisque j’ai passé une grande partie de mon enfance à Montréal et j’en garde le meilleur des souvenirs.
Mais pourquoi un tel titre ? Un tel titre, parce que ce soir, j’ai décidé de passer outre le dégoût distillé par mes préjugés à l’égard d’une formation musicale qui fait sensation en ce moment. J’ai nommé : of Montreal. Les plus branchés d’entre vous me diront que je suis hors-sujet, car ce groupe, sauf par son nom, n’a aucun lien avec Montréal. Je l’admet volontiers, seulement j’ai rarement vu un groupe porter aussi bien son nom…
Je m’explique. Récemment avec un ami nous discutions d’un ami qui suite à son déménagement à Montréal a délaissé son style hippie pour adopter un style urbain tout aussi superficiel. Bien entendu, changement de style veut dire changement de goûts musicaux. Neil Young n’a plus la cote. Donc cet ami qui est allé découvrir le monde à Montréal a développé une passion pour le jazz et l’électro. Deux styles dont l’approche autant sur le plan créatif que ludique est radicalement antagonique.
of Montreal fait partie d’une vague qui cherche à réunir ces deux styles. Lorsque vous écoutez du of Montreal (ou du St. Germain, Amon Tobin, Kid Koala, etc.), vous pouvez vous la péter en disant que vous aimez le jazz et que vous êtes ouvert à l’expérimentation, alors que vous écoutez de la grosse merde. Mais of Montreal c’est pas juste ça. Ce serait incomplet sinon. Ne négligeons pas d’une part l’aspect indie, car cette musique, même si elle vend des tas de disques et permet des tournées mondiales, doit demeurer l’apanage de quelques uns. Si jamais la basse populace découvrait ce secret… oh malheur ! Et d’autre part, il y a cet aspect pseudo-intello qui s’exprime notamment par des pièces aux titres étranges qui laissent présager une grande culture chez l’auteur-compositeur, mais surtout qu’il sait se servir de Google.
Donc qu’est-ce qu’on a ? De l’indie électro-jazz pseudo-intello. Montréal tout craché ! Notons que cette musique est très appréciée par les Hullois qui rêvent d’aller vivre à Montréal, ainsi que par le staff du Troquet.

Roxanne a dit
Tout à fait d’accord !
On en veut plus ! de ces commentaires qu’on pourrait dire gratuits… mais qui en fait réflètent bien la réalité! Moi je viens de Joliette où on a voté Mario Dumont, parce qu’on n’aime pas Montréal.
Vincent a dit
“Notons que cette musique est très appréciée par les Hullois qui rêvent d’aller vivre à Montréal, ainsi que par le staff du Troquet.”
Hahahaha très drôle. C’est vrai qu’au Troquet il y a toujours eu cette ambiance de “criss qu’on serait dont ben à Montréal”.
Adim Barouk a dit
Heyho, hilarant comme post! Bien d’accord, continue ton satisfaisant travail de bloggueur ;p Le jazz accessible et à écouter, c’est plutôt tard le soir sur Espace Musique, et c’est ça qui est ça =)