Archive pour Société

Voile de discorde

Je serais toujours étonné de voir à quel point un simple morceau de tissu puisse déchaîner autant de passions. Actuellement c’est cette histoire de vote a visage couvert autorisée par le fédéral. Malgré la confusion due au manque de tact des médias face à un sujet, comme nous l’ont démontré les derniers mois, si sensible, il faut approcher la situation le plus rationellement et froidement possible.

D’abord, ici nous parlons de nikab, de burka et non pas de hijab ou de khimar, la différence est de taille, et ce dans tous les sens du terme. Déjà sur le plan islamique le nikab et la burka, sont loin, mais très loin de faire l’unanimité. Le port de telles tenues résulte d’une interprétation ultra-rigoriste du Coran, voire même tribale. Cependant, la question qui nous intéresse ici n’est pas de savoir si le port de tels accoutrements est tolérable ou acceptable. Non seulement, je considère que chacun à la liberté de porter ce qu’il souhaite et ce serait présomptueux de notre part de leur dicter un uniforme, mais également il faut éviter de faire dévier le débat vers les pleurnicheries féministes et les conflits de civilisations. 

Lorsqu’il y a vote, l’essentiel est d’assurer le respect des règles démocratiques, cela va de soi. C’est là tout le mandat du directeur des élections. Une fois ce simple constat établi, on en vient au vote des femmes intégralement voilées. Au nom d’une religion peuvent-elles contourner des lois qui encadrent le plus sacré des exercices citoyens et s’élever au-delà de l’égalité citoyenne ? Leur permettre de voter à visage couvert est une injustice qu’il convient de dénoncer. 

 Seulement, je me trouve dégoûté par l’opportunisme médiatique et politique, de Martineau à Dumont, qui consiste à multiplier le potentiel de tension de chaque situation pour casser du sucre sur le dos des immigrés qui finissent par être désignés comme la cause de tous les maux, comme le principal problème.

Ce qui déçoit dans tout ça c’est l’absence d’intervenants modérés ; si l’on se fie uniquement aux médias, il n’existe que deux attitudes. Soit celle de condamner continuellement tous les accomodements et celle qui consiste à toujours plier devant les demandes des immigrés.

Faut dire que ça fait de plus jolis débats, plus faciles à comprendre et qui rapportent plus en cotes d’écoutes…

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Le CH et le français

Ça a commencé après le repêchage et ça se poursuit depuis le début de la période d’autonomie. Une vraie théorie du complot ! Bob Gainey serait même un anti-francophone selon un grand nombre de gérants estrade. Cette farfelue hypothèse est même relayée dans les médias sportifs : RDS, Journal de Montréal, 110%.

C’est quand même pas la faute à Gainey si Daniel Brière (un fan des Sens selon des connaissances communes) préfére jouer en Pennsylvanie que jouer au Québec. Personellement, je veux pas d’un joueur qui agit de la sorte, qui crache sur sa seule chance en carrière de porter un uniforme plus que mythique. En fait, dans la LNH, les joueurs francophones talentueux qui respectent le symbole que représente le CH, autant sur les plans sportif, historique, politique et identitaire, c’est rare. Selon de récentes déclarations, Simon Gagné en ferait partie. Nous verrons bien ce qu’il fera l’an prochain, année du centenaire du CH, alors que Gagné sera agent libre. 

Bien entendu, s’il rejettait une offre du Canadien, il pourra trouver le prétexte de la pression médiatique. Pourtant les journalistes ne font que leur travail. Dans une ville de hockey comme Montréal, un tel climat médiatique est plus que normal. Surprenant qu’un jeune comme Guillaume Latendresse ne s’en soucie aucunement. Un joueur québécois à Montréal qui joue pour le maillot ça vaut n’importe quelle vedette. Regardez Steve Bégin. Ou rappellez-vous du bref passage de Donald Audette, qui est loin d’avoir le talent d’un Lecavalier. Jusqu’à sa blessure, le CH semblait invincible. On n’aurait pas eu ça avec Brière. 

Aucun fan du CH, même chez les non-francophones, ne nie l’importance d’avoir un maximum de joueurs francophones dans l’équipe. Seulement les années soixante c’est fini. Les règles de la LNH empêchent désormais le CH d’avoir le monopole des joueurs québécois. Il serait difficile de revoir des Richard, des Béliveau et des Lafleur défendre aujourd’hui les couleurs du CH. Vincent Lecavalier, Pierre-Marc Bouchard, Patrice Bergeron, Simon Gagné et cie ont tous été repêchés par des formations étasuniennes. Autrefois ils auraient automatiquement gradué avec le CH. Déjà que le Québec ne produit plus les meilleurs hockeyeurs, ses plus grands espoirs évoluent en territoire anglo-saxon.

Il faudra donc s’y faire. Toutefois, plutôt que de chialer pour aller chercher des francophones, il faudrait franciser l’équipe. Pourquoi que Larry Robinson, Ken Dryden et Bob Gainey parlent français ? Maurice Richard s’est battu pour rien ? Oui, Saku Koivu et tous les autres doivent apprendre le français. À chaque signature de nouveau contrat, il devrait y avoir une clause stipulant l’obligation de suivre des cours de français. Ce serait la moindre des choses, que le joueur s’adapte à son environnement. En Europe, dans le soccer, il s’agit d’une obligation pour chaque joueur. Zinedine Zidane, par exemple, parle italien depuis son passage à la Juventus et espagnol depuis son passage au Real Madrid. C’est juste à Montréal qu’on aime nier son identité. Et après ça chiale qu’il manque de francophones. Le CH n’est même pas francophone à la base !

Merci Gillet ! Merci Molson !

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Sousse, la paisible…

L’extrait vidéo suivant est tiré d’un documentaire tunisien VHS Kahloucha qui relate les mésaventures d’un cinéaste amateur assez particulier. L’essentiel de l’action se déroule dans le quartier de Kazmet dans la ville de Sousse. Dans cet extrait, nous découvrons une réalité, peu enviable, commune à plusieurs bourgades tunisiennes…

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Moi aussi je déteste Montréal

Malgré ce que laisse présager le titre, non je ne développe pas une fibre adéquiste.

De plus le verbe détester ici employé se veut quelque peu hyperbolique, puisque j’ai passé une grande partie de mon enfance à Montréal et j’en garde le meilleur des souvenirs.

Mais pourquoi un tel titre ? Un tel titre, parce que ce soir, j’ai décidé de passer outre le dégoût distillé par mes préjugés à l’égard d’une formation musicale qui fait sensation en ce moment. J’ai nommé : of Montreal. Les plus branchés d’entre vous me diront que je suis hors-sujet, car ce groupe, sauf par son nom, n’a aucun lien avec Montréal. Je l’admet volontiers, seulement j’ai rarement vu un groupe porter aussi bien son nom…

Je m’explique. Récemment avec un ami nous discutions d’un ami qui suite à son déménagement à Montréal a délaissé son style hippie pour adopter un style urbain tout aussi superficiel. Bien entendu, changement de style veut dire changement de goûts musicaux. Neil Young n’a plus la cote. Donc cet ami qui est allé découvrir le monde à Montréal a développé une passion pour le jazz et l’électro. Deux styles dont l’approche autant sur le plan créatif que ludique est radicalement antagonique.

of Montreal fait partie d’une vague qui cherche à réunir ces deux styles. Lorsque vous écoutez du of Montreal (ou du St. Germain, Amon Tobin, Kid Koala, etc.), vous pouvez vous la péter en disant que vous aimez le jazz et que vous êtes ouvert à l’expérimentation, alors que vous écoutez de la grosse merde. Mais of Montreal c’est pas juste ça. Ce serait incomplet sinon. Ne négligeons pas d’une part l’aspect indie, car cette musique, même si elle vend des tas de disques et permet des tournées mondiales, doit demeurer l’apanage de quelques uns. Si jamais la basse populace découvrait ce secret… oh malheur ! Et d’autre part, il y a cet aspect pseudo-intello qui s’exprime notamment par des pièces aux titres étranges qui laissent présager une grande culture chez l’auteur-compositeur, mais surtout qu’il sait se servir de Google.

Donc qu’est-ce qu’on a ? De l’indie électro-jazz pseudo-intello. Montréal tout craché ! Notons que cette musique est très appréciée par les Hullois qui rêvent d’aller vivre à Montréal, ainsi que par le staff du Troquet.

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Mariage à la tunisienne

Je vous présente ici un court-métrage tunisien qui en plus d’être comique dresse un portrait de la réalité tunisienne (bon d’accord, dans les classes privilégiées de Tunis). Hilarant et navrant. 

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